Pour moi, le kougelhopf accompagne l’hiver. Il faut de la chaleur pour faire lever la levure de boulanger et encore de la chaleur pour faire monter par deux fois la pâte de cette pâtisserie alsacienne. Entendons-nous bien. Le kougelhopf n’est pas une brioche, c’est un kougelhopf. J’insiste. Chargé d’une poésie propre à l’Alsace, il rappelle les maisons aux couleurs vives, les collines sous-vosgiennes et les tissus en kelsch. Autre précision, d’importance : il ne faut pas le manger à n’importe quelle heure de la journée. Le bon moment, c’est le petit déjeuner. Ce n’est pas un dessert.

Le Fraisier des bois est une plante basse qui n’excède pas une vingtaine de cm. Sa présence est assez discrète, mais il peut se propager en nappes serrées que je trouve assez sympathiques. Dans mon jardin, les fraisiers adventices se plaisent autour des pots bien exposés au soleil. De la verdure, à pas cher ! Et jolie, en plus ! La plante se propage grâce à ses graines et ses stolons, d’où la vigueur des nappes. Les feuilles sont trifoliées et dentées ; brillantes au-dessus, plus pâles et poilues en dessous.

En fait, il faut de jolis tissus brillants assez légers. Je les aime bien avec des motifs floraux, des décors animaliers comme les carpes ou les grues (ne surtout pas oublier le Japon !), des figures géométriques (là l’inspiration est plutôt scandinave). Le maître mot : les tissus doivent être beaux. La question des dimensions est primordiale. Le furoshiki est un carré de 70 cm de côté. Dans l’idéal, il faut rajouter 2 cm pour tenir compte des ourlets. Si le tissu fait 140 cm de largeur et que l’on veuille réaliser 2 furoshiki, il faut se contenter de 68 cm de côté. La situation est encore plus tendue, quand la largeur du tissu n’est que de 120 cm. Là, il faut utiliser le reste du tissu pour faire des furoshiki plus petits, toujours utiles pour emballer des cadeaux de petite taille.

C’est un peu mon héroïne. Artiste florale baroque,  scientifique passionnée de papillons,  aventurière et féministe, elle voulait être libre dans un siècle, le XVIIe, qui ne laissait encore que bien peu de place à la femme. Elle avait bien sûr quelques défauts. Intransigeante avec elle-même, elle l’était aussi avec les autres. Son pauvre mari en a fait les frais ! Si l’histoire vous intéresse, nous pouvons continuer.