J’ai découvert la Veronica persica il y a quelques années. En me promenant dans mon jardin, j’ai trouvé un jolis tapis de petites feuilles vertes. La plante m’était inconnue. Je savais bien sûr qu’il s’agissait d’une sauvageonne, à l’instar des pâquerettes et des lamiers pourpres qui se plaisent dans ce qui me tient lieu de gazon, mais mon savoir s’arrêtait là. Quand j’ai découvert un peu plus tard les jolies petites fleurs bleues, j’ai été émerveillée. Depuis, j’en vois partout, dans les rues, les chemins, les jardins. La plante est un peu invasive, mais facile à extirper en cas de problème et surtout si jolie. C’est une véronique, mais ….
Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler d’un pigment bien particulier, le bleu charron ou bleu charrette, qui a donné son nom à une couleur bleue. Vous l’avez compris, c’est un bleu que l’on appliquait autrefois sur les charrettes. Il pouvait recouvrir aussi d’autres moyens de transport et certains éléments d’habitation. Les paysans l’utilisaient, en effet, pour se prémunir des insectes, dont il fallait bien protéger aussi les vaches et les chevaux. Le bleu fait certes partie des couleurs froides qui, contrairement au rouge, au jaune ou à l’orange, n’attireraient pas les bestioles. Le secret du bleu charron, cependant, réside ailleurs.
Je n’ai longtemps connu que le Cyprès de Provence (Cupressus sempervirens), la flamme des paysages provençaux et toscans. Il existe, cependant, d’autres espèces de cyprès, une vingtaine en fait. Citons, entre autres, les cyprès de l’Atlas, de l’Himalaya, de Chine, de l’Arizona, de Lambert. Mentionnons encore deux autres espèces, utilisées bien souvent (trop souvent ?) par les propriétaires soucieux de clore efficacement leur terrain : le Cyprès de Leyland (Cupressus ×leylandii), un hybride apparu spontanément dans un parc du pays de Galles au XIXe siècle, et le Cyprès de Lawson (Chamaecyparis lawsoniana), un faux cyprès.
