Les origines du patchwork et du quilt sont très anciennes. Les techniques du Proche-Orient, ramenées  par les croisés, ont donné naissance au trapunto sicilien et au boutis provençal. Le boro vient lui du Japon. Notre imaginaire relie, cependant, immanquablement le patchwork à l’histoire des États-Unis où il est emblématique. Dans les années 1970, les Françaises et les Européennes ont découvert avec délice le patchwork made in US. Les groupes de quilteuses sont maintenant très actifs. Il faut dire que les couturières en viennent assez vite au patchwork.

J’ai longtemps hésité à écrire cet article sur les indiennes, ces cotonnades peintes et imprimées ramenées des Indes par les Portugais à la fin du XVIe siècle et copiées ensuite par les Européens. La complexité du sujet et son vocabulaire assez technique m’ont sans doute arrêtée dans mon élan. Aujourd’hui, c’est décidé,  je m’y mets. Je vais essayer de faire simple, et j’espère, efficace. Derrière cette volonté de faire connaître l’histoire des indiennes, il y a d’abord une préoccupation de couturière. On constate toujours, en effet, un vif engouement pour les cotonnades imprimées fleuries, filles des indiennes d’autrefois.

En fait, il faut de jolis tissus brillants assez légers. Je les aime bien avec des motifs floraux, des décors animaliers comme les carpes ou les grues (ne surtout pas oublier le Japon !), des figures géométriques (là l’inspiration est plutôt scandinave). Le maître mot : les tissus doivent être beaux. La question des dimensions est primordiale. Le furoshiki est un carré de 70 cm de côté. Dans l’idéal, il faut rajouter 2 cm pour tenir compte des ourlets. Si le tissu fait 140 cm de largeur et que l’on veuille réaliser 2 furoshiki, il faut se contenter de 68 cm de côté. La situation est encore plus tendue, quand la largeur du tissu n’est que de 120 cm. Là, il faut utiliser le reste du tissu pour faire des furoshiki plus petits, toujours utiles pour emballer des cadeaux de petite taille.