Je n’ai longtemps connu que le Cyprès de Provence (Cupressus sempervirens), la flamme des paysages provençaux et toscans. Il existe, cependant, d’autres espèces de cyprès, une vingtaine en fait. Citons, entre autres, les cyprès de l’Atlas, de l’Himalaya, de Chine, de l’Arizona, de Lambert. Mentionnons encore deux autres espèces, utilisées bien souvent (trop souvent ?) par les propriétaires soucieux de clore efficacement leur terrain : le Cyprès de Leyland (Cupressus ×leylandii), un hybride apparu spontanément dans un parc du pays de Galles au XIXe siècle, et le Cyprès de Lawson (Chamaecyparis lawsoniana), un faux cyprès.
Il me faut bien avouer que, sans l’article sur les libellules rédigé il y a un mois, je n’aurais jamais découvert ce petit livre de 192 pages, réédité en poche en 2014. Une vraie surprise ! Les liens entre le monde des odonates et celui des philosophes ne sont pas si faciles à concevoir et j’ai été bluffée. J’ai trouvé, bien sûr, dans cet essai quantité d’informations sur les libellules, mais aussi des réponses claires à certaines de mes interrogations sur la méthodologie et la recherche. Et ça, je ne m’y attendais pas. Ces quelques lignes ont pour seul but de vous donner envie d’ouvrir à votre tour ce livre étonnant.
Les libellules sont des insectes, comme les mouches, les coccinelles ou les fourmis. Elles ont donc une tête, un thorax et un abdomen. Ces insectes ailés appartiennent à l’ordre des odonates. Il faut distinguer les libellules proprement dites, des demoiselles, plus fines, qui replient leurs ailes, une fois posées. Libellules et demoiselles enchantent nos étés par leur grâce et leur beauté. Pourtant, leur réputation n’a pas toujours été fameuse. Les libellules sont même appelées dragons volants (dragonflies) par les Anglais. C’est dire ! J’ai eu envie d’en savoir plus sur ces insectes primitifs.
Un matin ensoleillé et chaud de ce mois d’août, j’ai aperçu des petites perles sur le tronc des tilleuls de la place où j’étais installée, des perles rouges sur fond vert, la mousse qui recouvrait par endroits les arbres. Curieuse, ou plutôt interloquée, je me suis approchée et j’ai vu que les perles bougeaient, un peu. J’ai fini par comprendre que c’était des punaises, de celles qu’on nomme communément gendarmes. Mes perles en étaient encore au stade larvaire, elles ne comportaient pas tous les dessins noirs qui recouvrent la carapace de l’imago, l’insecte arrivé au stade adulte.
