Les origines du patchwork et du quilt sont très anciennes. Les techniques du Proche-Orient, ramenées  par les croisés, ont donné naissance au trapunto sicilien et au boutis provençal. Le boro vient lui du Japon. Notre imaginaire relie, cependant, immanquablement le patchwork à l’histoire des États-Unis où il est emblématique. Dans les années 1970, les Françaises et les Européennes ont découvert avec délice le patchwork made in US. Les groupes de quilteuses sont maintenant très actifs. Il faut dire que les couturières en viennent assez vite au patchwork.

Il me faut bien avouer que, sans l’article sur les libellules rédigé il y a un mois, je n’aurais jamais découvert ce petit livre de 192 pages, réédité en poche en 2014. Une vraie surprise ! Les liens entre le monde des odonates et celui des philosophes ne sont pas si faciles à concevoir et j’ai été bluffée. J’ai trouvé, bien sûr, dans cet essai quantité d’informations sur les libellules, mais aussi des réponses claires à certaines de mes interrogations sur la méthodologie et la recherche. Et ça, je ne m’y attendais pas. Ces quelques lignes ont pour seul but de vous donner envie d’ouvrir à votre tour ce livre étonnant.

Dans l’Antiquité grecque et romaine, cette couleur ne compte pas. Or aujourd’hui, le bleu est la couleur préférée des Européens. Ce livre raconte l’histoire de ce renversement. À l’époque des rois mérovingiens, le bleu rentre dans la vie quotidienne, mais sans plus. Il faut attendre le XIIe siècle pour que le bleu prenne de l’importance. La lumière divine est bleue, alors que la lumière terrestre est blanche. Le bleu apparaît dans les vitraux et les émaux. La Vierge s’habille de bleu. Peu à peu le bleu s’impose à toute la société : couleur des rois, elle s’étend aux princes, puis aux nobles, et enfin aux membres de la bourgeoisie.